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Approach

Penser la relation dedans-dehors

En 2025, l’agence dd.a a participé à la consultation internationale Quartiers de demain, au cours de laquelle trente équipes d’architectes, urbanistes et paysagistes réparties sur dix sites de France métropolitaine ont été invitées à réfléchir à l’avenir des quartiers prioritaires français. Ce laboratoire inédit d’expérimentation et de prospective a ouvert des voies concrètes et singulières pour imaginer d’autres trajectoires urbaines : autant de visions pour dessiner l’avenir de nos villes et projeter les quartiers prioritaires dans la France du XXIᵉ siècle. Le groupement dont l’agence dd.a est mandataire a été retenu pour le site de l’ancienne chaufferie des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes.

Dans ce cadre, deux « Perspectives » ont été rédigées par l’équipe. Ces deux écrits ont été l’occasion d’analyser et d’approfondir les réflexions portées par le projet : il s’agissait de mettre en évidence les enjeux majeurs rencontrés au cours de la consultation. Ont donc été développées d’une part, la question de préservation et d’adaptation du patrimoine bâti aux enjeux contemporains, et d’autre part la nécessité de l’équipement culturel dans la transformation des Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).

Ces deux “Perspectives” peuvent être lues sur le site web de la consultation Quartiers de demain.

Introduction

Les Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville (QPV) se caractérisent par des fragilités sociales, économiques et urbaines qui alimentent souvent des sentiments d’isolement, d’injustice et de relégation. Dans ce contexte, les équipements culturels apparaissent comme des leviers puissants de transformation. Mais il s’agit de dépasser une vision esthétique ou purement symbolique de la culture : la question n’est pas de « créer du beau » comme un décor plaqué, mais bien d’avoir un impact social profond sur le vivre-ensemble, en inscrivant l’action culturelle dans le registre du bien commun.

Au fil des décennies, l’histoire de l’aménagement urbain dans les QPV a connu plusieurs temps : construction massive de logements, ajout ponctuel d’équipements, extensions résidentielles, opérations de rénovation urbaine (ANRU), et aujourd’hui une interrogation ouverte : quelle étape suivante ? Dans un contexte où les budgets culturels diminuent, où certains quartiers sont encore totalement dépourvus d’équipements, et où l’injustice se creuse (2,5 % des équipements culturels sont situés en QPV, qui rassemblent pourtant 8 % de la population), il devient vital de repenser leur rôle et leur pérennité.

Le fil directeur que nous proposons est celui de la dialectique dedans–dehors. Le dedans, ce sont les équipements eux-mêmes, espaces clos, sécurisés, propices à la découverte de soi et à la rencontre avec les autres. Le dehors, c’est l’espace public, le quartier, la ville élargie, mais aussi le monde extérieur, celui des circulations sociales, culturelles et symboliques. L’un ne va pas sans l’autre : un équipement enfermé sur lui-même s’étiole, un espace public sans ancrage institutionnel se fragilise. Le défi est de tisser entre les deux un continuum fluide et vivant qui fasse sens pour les habitants.

Lire la suite ici.

En 2025, l’agence dd.a a participé à la consultation internationale Quartiers de demain, au cours de laquelle trente équipes d’architectes, urbanistes et paysagistes réparties sur dix sites de France métropolitaine ont été invitées à réfléchir à l’avenir des quartiers prioritaires français. Ce laboratoire inédit d’expérimentation et de prospective a ouvert des voies concrètes et singulières pour imaginer d’autres trajectoires urbaines : autant de visions pour dessiner l’avenir de nos villes et projeter les quartiers prioritaires dans la France du XXIᵉ siècle. Le groupement dont l’agence dd.a est mandataire a été retenu pour le site de l’ancienne chaufferie des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes.

Dans ce cadre, deux « Perspectives » ont été rédigées par l’équipe. Ces deux écrits ont été l’occasion d’analyser et d’approfondir les réflexions portées par le projet : il s’agissait de mettre en évidence les enjeux majeurs rencontrés au cours de la consultation. Ont donc été développées d’une part, la question de préservation et d’adaptation du patrimoine bâti aux enjeux contemporains, et d’autre part la nécessité de l’équipement culturel dans la transformation des Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).

Ces deux “Perspectives” peuvent être lues sur le site web de la consultation Quartiers de demain.

Introduction

Les Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville (QPV) se caractérisent par des fragilités sociales, économiques et urbaines qui alimentent souvent des sentiments d’isolement, d’injustice et de relégation. Dans ce contexte, les équipements culturels apparaissent comme des leviers puissants de transformation. Mais il s’agit de dépasser une vision esthétique ou purement symbolique de la culture : la question n’est pas de « créer du beau » comme un décor plaqué, mais bien d’avoir un impact social profond sur le vivre-ensemble, en inscrivant l’action culturelle dans le registre du bien commun.

Au fil des décennies, l’histoire de l’aménagement urbain dans les QPV a connu plusieurs temps : construction massive de logements, ajout ponctuel d’équipements, extensions résidentielles, opérations de rénovation urbaine (ANRU), et aujourd’hui une interrogation ouverte : quelle étape suivante ? Dans un contexte où les budgets culturels diminuent, où certains quartiers sont encore totalement dépourvus d’équipements, et où l’injustice se creuse (2,5 % des équipements culturels sont situés en QPV, qui rassemblent pourtant 8 % de la population), il devient vital de repenser leur rôle et leur pérennité.

Le fil directeur que nous proposons est celui de la dialectique dedans–dehors. Le dedans, ce sont les équipements eux-mêmes, espaces clos, sécurisés, propices à la découverte de soi et à la rencontre avec les autres. Le dehors, c’est l’espace public, le quartier, la ville élargie, mais aussi le monde extérieur, celui des circulations sociales, culturelles et symboliques. L’un ne va pas sans l’autre : un équipement enfermé sur lui-même s’étiole, un espace public sans ancrage institutionnel se fragilise. Le défi est de tisser entre les deux un continuum fluide et vivant qui fasse sens pour les habitants.

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