Ancien domaine agricole, le Jardin Serre de la Madone a été conçu à partir de 1924 par le paysagiste autodidacte Lawrence Johnston. Classé Monument Historique depuis 1990, il est aujourd’hui propriété du Conservatoire du littoral et géré par l’ASJEM.
Le site s’étend sur un territoire vallonné de sept hectares, structuré par un réseau de restanques en pierre sèche, caractéristiques du paysage méditerranéen. Historiquement dédiées aux cultures d’oliviers et d’agrumes, ces terrasses permettaient de mettre en valeur des terrains escarpés tout en assurant leur stabilité. Profitant du microclimat de la Côte d’Azur, Lawrence Johnston y introduisit de nombreuses plantes exotiques destinées à l’acclimatation. Au fil du temps, le jardin a conservé son organisation générale tout en intégrant de nouvelles collections végétales, ce qui a fragilisé certaines parties du site. Face à ces évolutions, une démarche de valorisation et de gestion responsable des ressources naturelles a été engagée, reposant sur un plan de gestion à long terme établi sur une période de cinq à dix ans.
La question de l’eau constitue un enjeu central pour ce jardin méditerranéen, aujourd’hui largement dépendant du réseau de la ville de Menton pour son approvisionnement. À l’origine, le site fonctionnait pourtant de manière autonome grâce à un système élaboré de récupération, de stockage et de distribution de l’eau, mis en place à une époque où l’eau courante n’existait pas. Bassins, réservoirs et canaux témoignent encore de cette organisation hydraulique conçue autour des contraintes climatiques locales.
Dans un contexte de changement climatique marqué par la raréfaction de la ressource et par des restrictions d’usage croissantes, la redécouverte de ces dispositifs historiques constitue une source d’inspiration précieuse. Les solutions sobres développées par le passé, fondées sur la récupération de l’eau de pluie et une gestion fine de l’irrigation, offrent des pistes concrètes pour adapter la gestion du jardin aux enjeux environnementaux actuels. La mise en œuvre du plan de gestion a permis d’identifier des interventions prioritaires, dont une première campagne de travaux consacrée à la sécurisation des zones les plus sensibles : les restanques supérieures menacées par l’érosion et l’effondrement, ainsi que le réservoir Maldini. La mise en sécurité et la restauration de ce dernier permettront sa réutilisation comme ouvrage de stockage de l’eau.
Pilotés par l’agence dd.a et des équipes spécialisées, ces travaux constituent la première étape d’un programme pluridisciplinaire visant à préserver et valoriser le Jardin Serre de la Madone, en conciliant héritage historique, usages contemporains et adaptation aux enjeux climatiques.
Ancien domaine agricole, le Jardin Serre de la Madone a été conçu à partir de 1924 par le paysagiste autodidacte Lawrence Johnston. Classé Monument Historique depuis 1990, il est aujourd’hui propriété du Conservatoire du littoral et géré par l’ASJEM.
Le site s’étend sur un territoire vallonné de sept hectares, structuré par un réseau de restanques en pierre sèche, caractéristiques du paysage méditerranéen. Historiquement dédiées aux cultures d’oliviers et d’agrumes, ces terrasses permettaient de mettre en valeur des terrains escarpés tout en assurant leur stabilité. Profitant du microclimat de la Côte d’Azur, Lawrence Johnston y introduisit de nombreuses plantes exotiques destinées à l’acclimatation. Au fil du temps, le jardin a conservé son organisation générale tout en intégrant de nouvelles collections végétales, ce qui a fragilisé certaines parties du site. Face à ces évolutions, une démarche de valorisation et de gestion responsable des ressources naturelles a été engagée, reposant sur un plan de gestion à long terme établi sur une période de cinq à dix ans.
La question de l’eau constitue un enjeu central pour ce jardin méditerranéen, aujourd’hui largement dépendant du réseau de la ville de Menton pour son approvisionnement. À l’origine, le site fonctionnait pourtant de manière autonome grâce à un système élaboré de récupération, de stockage et de distribution de l’eau, mis en place à une époque où l’eau courante n’existait pas. Bassins, réservoirs et canaux témoignent encore de cette organisation hydraulique conçue autour des contraintes climatiques locales.
Dans un contexte de changement climatique marqué par la raréfaction de la ressource et par des restrictions d’usage croissantes, la redécouverte de ces dispositifs historiques constitue une source d’inspiration précieuse. Les solutions sobres développées par le passé, fondées sur la récupération de l’eau de pluie et une gestion fine de l’irrigation, offrent des pistes concrètes pour adapter la gestion du jardin aux enjeux environnementaux actuels. La mise en œuvre du plan de gestion a permis d’identifier des interventions prioritaires, dont une première campagne de travaux consacrée à la sécurisation des zones les plus sensibles : les restanques supérieures menacées par l’érosion et l’effondrement, ainsi que le réservoir Maldini. La mise en sécurité et la restauration de ce dernier permettront sa réutilisation comme ouvrage de stockage de l’eau.
Pilotés par l’agence dd.a et des équipes spécialisées, ces travaux constituent la première étape d’un programme pluridisciplinaire visant à préserver et valoriser le Jardin Serre de la Madone, en conciliant héritage historique, usages contemporains et adaptation aux enjeux climatiques.
ALEP, paysagistes
Francis Maire, arboriste
Eau et Perspectives, hydrogéologue
AIS, structure
AEGIS, géotechnicien