Le Téléphérique du Salève, inauguré en 1932, est une œuvre emblématique de l’architecte suisse Maurice Braillard réalisée en collaboration avec l’ingénieur français André Rebuffel. Véritable prouesse technique pour son époque, il permet une ascension de plus de 600 mètres de dénivelé sans pylônes intermédiaires. Toutefois, le projet n’a jamais été mené à son terme selon la vision initiale de Braillard : certains éléments majeurs, tels que l’hôtel et l’accès direct à la salle panoramique, sont restés à l’état de projet.
La réhabilitation récente s’inscrit dans une volonté de renouer avec l’intention originelle de l’architecte, en redonnant lisibilité à l’architecture conçue comme un pont suspendu au-dessus du vide et en dégageant les vues sur le paysage. Elle repose sur le principe selon lequel la conservation du patrimoine implique une adaptation à de nouveaux usages. L’intervention cherche ainsi à concilier l’héritage architectural avec les exigences contemporaines, en réactivant le site au service du tourisme de montagne et des activités culturelles actuelles.
Le projet comprend l’aménagement d’un restaurant panoramique, la création d’une extension accueillant une salle de séminaire, l’installation d’une tour d’escalier, la transformation de la plateforme d’arrivée des cabines ainsi que la création de nouvelles terrasses accessibles au public. Les espaces extérieurs ont été entièrement réaménagés et enrichis de nouveaux usages, tels qu’un mur d’escalade et une aire de jeux. Conçues en lien étroit avec la topographie du site, les terrasses offrent une grande diversité de pratiques : observation du paysage, loisirs, départs de randonnées ou encore parapente.
Sur le plan technique, les façades en béton brut ont fait l’objet d’une restauration approfondie. Celle-ci a nécessité la dépose du béton projeté appliqué dans les années 1980, afin d’évaluer l’état réel des structures. Des interventions sur le béton armé ont permis de traiter les phénomènes de carbonatation et de dégradation des matériaux. Par ailleurs, un renforcement parasismique et une mise à niveau énergétique du bâtiment, notamment par l’installation d’une chaudière à bois, ont été réalisés afin de répondre aux normes actuelles. Le site a également été raccordé au réseau des eaux usées de la ville voisine afin de protéger la zone de captage de la source des Eaux Belles qui alimente Annemasse.
Ce projet transfrontalier franco-suisse redonne ainsi au Téléphérique du Salève son rôle d’accès durable à la montagne. En favorisant un tourisme respectueux de l’environnement, en limitant l’usage de la voiture et en valorisant un site classé Natura 2000, la réhabilitation parvient à concilier patrimoine architectural, usages contemporains et préservation du paysage naturel. Il a fait l’objet d’un reportage photographique de Pierre Vallet et d’une mini-série retraçant l’histoire de l’édifice jusqu’à sa réhabilitation.
Le Téléphérique du Salève, inauguré en 1932, est une œuvre emblématique de l’architecte suisse Maurice Braillard réalisée en collaboration avec l’ingénieur français André Rebuffel. Véritable prouesse technique pour son époque, il permet une ascension de plus de 600 mètres de dénivelé sans pylônes intermédiaires. Toutefois, le projet n’a jamais été mené à son terme selon la vision initiale de Braillard : certains éléments majeurs, tels que l’hôtel et l’accès direct à la salle panoramique, sont restés à l’état de projet.
La réhabilitation récente s’inscrit dans une volonté de renouer avec l’intention originelle de l’architecte, en redonnant lisibilité à l’architecture conçue comme un pont suspendu au-dessus du vide et en dégageant les vues sur le paysage. Elle repose sur le principe selon lequel la conservation du patrimoine implique une adaptation à de nouveaux usages. L’intervention cherche ainsi à concilier l’héritage architectural avec les exigences contemporaines, en réactivant le site au service du tourisme de montagne et des activités culturelles actuelles.
Le projet comprend l’aménagement d’un restaurant panoramique, la création d’une extension accueillant une salle de séminaire, l’installation d’une tour d’escalier, la transformation de la plateforme d’arrivée des cabines ainsi que la création de nouvelles terrasses accessibles au public. Les espaces extérieurs ont été entièrement réaménagés et enrichis de nouveaux usages, tels qu’un mur d’escalade et une aire de jeux. Conçues en lien étroit avec la topographie du site, les terrasses offrent une grande diversité de pratiques : observation du paysage, loisirs, départs de randonnées ou encore parapente.
Sur le plan technique, les façades en béton brut ont fait l’objet d’une restauration approfondie. Celle-ci a nécessité la dépose du béton projeté appliqué dans les années 1980, afin d’évaluer l’état réel des structures. Des interventions sur le béton armé ont permis de traiter les phénomènes de carbonatation et de dégradation des matériaux. Par ailleurs, un renforcement parasismique et une mise à niveau énergétique du bâtiment, notamment par l’installation d’une chaudière à bois, ont été réalisés afin de répondre aux normes actuelles. Le site a également été raccordé au réseau des eaux usées de la ville voisine afin de protéger la zone de captage de la source des Eaux Belles qui alimente Annemasse.
Ce projet transfrontalier franco-suisse redonne ainsi au Téléphérique du Salève son rôle d’accès durable à la montagne. En favorisant un tourisme respectueux de l’environnement, en limitant l’usage de la voiture et en valorisant un site classé Natura 2000, la réhabilitation parvient à concilier patrimoine architectural, usages contemporains et préservation du paysage naturel. Il a fait l’objet d’un reportage photographique de Pierre Vallet et d’une mini-série retraçant l’histoire de l’édifice jusqu’à sa réhabilitation.
D’A 10+1 2024
Zone Natura 2000
Intégration de panneaux photovoltaïques, gestion des eaux pluviales, installation de chaudières à bois et d’une VMC double-flux
Pascal Olivier, paysagiste
Designers Unit, signalétique + scénographie de l’exposition
Louis Choulet, fluides
Batiserf, structure
BMF, économiste
Studio Dap, acousticien
Batiss, sécurité incendie